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Expédition Canoë 2013

- Circuit "PETIT SAUT"

"Imagine un désert parsemé d’arbres secs s’étalant entre des formations rocheuses. Remplace le sable par de l’eau, les roches par des ilots de jungle et les cactus par des plantes grasses lumineuses poussant n’importe comment sur le squelette des arbres. N’oublie pas que selon l’éclairage, ces arbres fusionnent avec leur double symétrique, apparu dans l’eau, pour ne plus former avec eux qu’une unique figure"

"... au lever du jour, la forêt s’endort. Il reste au ciel une teinte de nuit lorsque je mets à l’eau.
J’avance alors vers l’Est, droit sur le soleil qui lévite en faisant du grand lac un miroir où chaque arbre mort debout s’unit à son double inversé."

- Circuit "KAW / WAPOU"

"En chemin, j’ai croisé des arbres sans âges, cherchant un appui de leurs bras dégoutant de lianes. Deux petits singes Tamarins passaient de l’un à l’autre, suivis de leur queue. Dans les recoins les plus sombres, on voit se rassembler les méduses de bois. D’autres lianes, infimes, tombent tout droit du ciel sur son reflet boueux. Et tant d’autres oiseaux dont les noms m’échappent ! "

"Deux vers luisants, juste en surface, réfléchissent mon faisceau. Etrange. Je n’ose y croire. Ce sont deux petits yeux qui me regardent. Ce bébé caïman a-t-il compris que je l’ai vu ? Il demeure immobile, à l’abri de l’air, la queue perdue dans l’onde nocturne où n’atteint pas ma lampe.

Enfin je me décide à reprendre la route au rythme de la nuit. Mon âme se partage entre les bords de l’eau, dont elle veut débusquer les songes, et l’espace étoilé vers lequel je tombe. "

- Circuit "ORAPU / OYAK"

"La forêt perd de sa hauteur et le ciel s’agrandit. Au fond des criques les oiseaux n’existent plus que par leur chant. Pourquoi tant d’araignées sur les racines que découvre la marée ? Regarde mieux. Ce sont des "crabillons" dont quelques uns ne portent qu’une pince. "

"Un rythme de tambour a surgi dans mon dos. Est-ce le salut des indiens ou leur hymne à la pluie ? C’est mon Tupperware qui reçoit des gouttes. Le rythme s’emballe et le ciel tout entier devient une cascade. Pour couper le méandre à contre vent, il me faut serrer le navire au plus fort de mes genoux, et le tirer sur le miroir d’argent liquide, mitraillé d’un bout à l’autre de ses bords qu’on ne distingue plus."

Merci Lionel CITOT pour ces extraits de ton carnet de voyage.
Juillet 2013


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